Traductions en cours

Paris, Musée du Louvre

Atelier de Léonard DE VINCI - Saint Jean-Baptiste en Bacchus

1508-1517, Huile transposée sur toile, 176 cm x 114,5 cm


« Cas d’école de restauration recouvrant les problématiques de changements de composition, d’attributions, de transposition de support, et de multiples  campagnes de restaurations  dans l’espoir  d’une meilleure compréhension et lisibilité de l’œuvre »

Bacchus dans un paysage succède à la Sainte AnneLa Belle Ferronnière, et plus récemment, le Saint Jean Baptiste, dans la continuité des interventions de restauration sur le corpus d’œuvre de Léonard de Vinci initiées par le département des peintures du musée du Louvre.

L’œuvre à l’origine peinte sur un panneau  a notamment enduré une double transposition sur toile en 1793 puis en 1823. Elles ont marqué l’ensemble de la stratigraphie originale en provoquant des pertes de matières irréversibles. La couche picturale présente un grand nombre de lacunes profondes et des zones d’usures en partie provoquées par les nettoyages. Par conséquent, le Saint Jean-Baptiste en Bacchus  est  recouvert  par une superposition de multiples couches de vernis, de repeints débordants et discordants qui dénaturent l’aspect de la peinture originale, fondée sur la transparence, la finesse et la légèreté.

La particularité de Bacchus dans un paysage réside dans la modification de l’iconographie initiale Saint Jean Baptiste dans le désert en Bacchus entre 1695 et 1702. Une seconde main transforme alors la composition en incorporant des attributs stylistiques du Dieu : le désert laisse place à un paysage, le crucifère devient thyrse, la grappe de raisin et la feuille de vigne font leur apparition. Tout d’abord considéré de la main de Léonard, l’attribution a depuis été remise en cause.


Durée des travaux : en cours
Maîtrise d’Ouvrage : Musée du Louvre
Maîtrise d’Œuvre : Département de peintures du Musée du Louvre